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Dominique Fortin en pleine action

«L’oiseau apparaît souvent dans les tableaux de Fortin. L’oiseau porteur de liberté et messager, possédant la faculté de s’envoler vers d’autres lieux, abolissant les contraintes du réel, ouvrant la porte au monde de l’onirisme

Née Dominique Nadon-Fortin à Montréal (Qc) en 1974.

Diplômée en arts plastiques du Cégep de Saint-Laurent en 1997, et en bijouterie-joaillerie de l'École des métiers du sud-ouest en 2000.

Peintre à temps plein depuis 2003.

Représentée à Montréal (Qc) par la Galerie Saint-Dizier depuis février 2008.

Représentée à Toronto (On) par la Galerie Thompson Landry depuis juillet 2009.

Représentée à Baie Saint-Paul (Qc) par la Galerie L'Harmattan depuis mars 2010.

«Pour aborder l’œuvre de Dominique Fortin, le spectateur doit laisser de coté le rationnel et s’ouvrir au monde des rêves et de l’enfance. Les personnages, souvent sujets centraux de ses tableaux, évoluent dans un univers particulièrement ludique et fantaisiste, dont une large part d'inspiration est puisée dans son entourage . Les enfants sont entrés naturellement dans l'imagerie de Dominique comme ils font partie intégrante de sa vie quotidienne.

Ses tableaux ressemblent à des énigmes ou des charades que l'on aurait peine à déchiffrer, mais dont il s’agit plutôt d'en apprivoiser les sensations. Comme dans les contes, il faut se laisser envoûter par les voix oubliées que sont les féeries de l’enfance, parfois merveilleuses, parfois inquiétantes.

Toujours en équilibre entre réalisme et abstraction, sa production nous convie à observer une scène de théâtre où se déroule, sous notre regard tantôt amusé, tantôt intrigué, un ballet circassien où évoluent chevaux, oiseaux, danseuses et personnages hauts en couleurs.

Durant le processus de création, Dominique Fortin utilise une grande variété de techniques : collagraphie, grattage, projections, coulures, dorures, pochoirs, transferts, collage de tissus et autres matériaux formant des couches picturales se superposant et dialoguant de transparences. Le tableau offre ainsi une lecture multiple, dévoilant au fur et à mesure que l’on s’approche de la surface une diversité de textures et de symboles jusqu’alors invisibles, fondus dans le décor.

Peintre instinctive, la spontanéité de son geste se dévoile à travers les diverses scarifications de la surface, le crayonné esquissé, la ligne tronquée. Tous ces procédés, ainsi que l’utilisation de divers médiums, acrylique, crayons, pastels, aérosol, etc., participent à l’expression et à la richesse visuelle de l’ensemble du tableau.

Faisant partie de la facture personnelle de l’artiste, de nombreux signes et motifs géométriques, spirales, croix, cercles et typographie, entourent le sujet, jalonnent la composition, codifient et rythment l'ensemble tel une ponctuation entre le sujet et son espace.»

Gérald Hamel, 2009